Instruments de musique

musiques bUne diversité d' instruments traditionnels: membrophones et idiophones 

L'Afrique noire est riche d'une diversité incomparable d'instruments de musiques traditionnelles. La profusion d'instruments de musique est saisissante sur l'étendue du continent noir, selon que l'on passe de l'ouest, à partir du bassin de l'ancien empire Mandingue, à l'est, aux abords de l'historique territoire éthiopien, ou du cap, pays Zoulou, aux confins de la Nubie préhistorique. Les instruments accompagnaient principalement les rites religieux avant de servir pour le divertissement et dans les moments de vie important pour la communauté traditionnelle (mariage, baptême, décès, circoncision, chasse, récolte, guerre, communication  etc.).
Aussi le type de matériel utilisé pour la conception de l'instrument est souvent en fonction de l'environnement naturel. C'est ainsi que, par exemple, le bois et la peau pour certains instruments de percussions sont différents que l'on soit en Afrique centrale ou en Afrique de l'ouest.
Les divers instruments traditionnels, qui ne sont plus le domaine exclusif de castes ou corps de métiers, en Afrique, servent fréquemment, pour la musique moderne, de nos jours. Par exemple: la kora (Mali), le djembé (Guinée), le sanza (Congo), le sabar (Sénégal). A l'étude, les instruments ont intégré les quatre catégories d'instruments de la classification organologique occidentale, à savoir: aérophones, cordophones, idiophones et membranophones.

                         PRESENTATION D'INSTRUMENTS
LES MEMBRANOPHONES:
Un membranophone est un instrument de percussion dont les sons sont produits par la vibration d'une ou plusieurs membranes tendues sur un cadre.
Les membranes utilisées le plus frequemment sont les peaux de chevre, d'agneau, d'antilope, parfois de veau, et même de chat (le tama au Benin). La majorité des instruments de percussions à peau d'Afrique noire rentre dans cette famille.
Sur ces instruments la membrane peut être frappée à main nue (djembe, ngoma)ou avec une baguette (sabar, doudoumba, tama).  Les instruments à percussion sont probablement les premiers objets sonores que l'homme ait crée à des fins de bruitage et pour rythmer le temps.

             Famille percussions-tambours         
à une ou deux membranes, frappées soit par des mains nues, soit à l'aide de baguettes.

 Le djembé: 

 djembe-djembes 

 Le tambour djembé, yembé, paapa,  sangbagni ou tam-tam mandingue, comme son nom l'indique est originaire du pays mandingue (Mali, Guinée, Sénégal, Bourkina Faso, Cote d'ivoire). I l est né précisement dans la région située entre la ville de Kankan en Guinée et Bamako (Mali), dans le caste des forgerons. 
 Cette forme de calice, aujourd'hui, instrument-roi des ethnies Malinké, Soussou et Baga de Guinée, servait autrefois comme mortier à piler le mil.
Evidé et sculpté en une seule pièce dans du bois (lingué, djala guédénou), il est recouvert maintenant d'une peau de chèvre tendue par un tressage de corde synthétique. 
 Mais à sa naissance, cet instrument, qui est frappée à la main et qui se trouve désormais dans toute l'Afrique de l'ouest, était recouverte d'une peau d'antilope tendue sur la partie supérieure du fût par des lanières de cuir.

Mamady Keita considéré par tous comme l'un des meilleurs djembefola au monde
Le djembe peut être un véritable objet d'art, car chaque musicien personnalise son instrument à son goût; certains y ajoutent des sonnailles métalliques (sésé ou oreilles) pour lui donner un tintement métallique.
On l'associe à d'autres instruments de percussions, généralement avec les dunduns pour donner naissance à une multitude de rythmes joués selon les occasions de fête. Les djembes peuvent être de différentes tailles, elle est importante dans le choix de l'instrument par les percussionistes, les djembefolas, car calculée par rapport au diamètre du fût, c'est la taille qui détermine le son, aigu, puissant, ou grave.                      
  ballets africains  années 1950
Comment le tambour s'est popularisé ? Pour accompagner les danses profanes, les travaux des champs, ceci reste un mystère. Le djembé franchit les portes d'Afrique de l'Ouest dans les années cinquante avec les tournées des "Ballets africains" de Guinée.
C'est dans les années quatre-vingt que l'intérêt pour le djembé prend son envol, de grands maîtres, anciens membres des ballets, donnent des spectacles en Europe et forment des percussionnistes européens.
Le djembé sort dès lors du contexte traditionnel du village où un rythme accompagnait un événement spécifique.
Les ballets, avec le support du djembé présentent un grand nombre de rythmes et danses, appartenant à des ethnies et des langages différents.

ballets africains            site ref: instruments guinée

le ngoma:
lestambours
les tambours de brazza                            
Le Ngoma se joue à mains nues avec des bracelets de grelots  (Nkembi) ou crécelles, après avoir approché la peau d'une source de chaleur qui modifie la tension (le son), mais il est aussi parfois percuté par des mailloches ou des baguettes. Il se tient soit avec un sangle pour permettre des déplacements, mais il est aussi joué posé sur le sol, le corps de l'instrument faisant une sorte de pied à son embase. Au Congo, lors des séances, les jeunes des ensembles de tambours qui disposent chacun de grands  ngoma cylindriques abordent quelques rythmes traditionnels. Les tambours parleurs évoluent en groupe et communiquent, selon un procédé de hauteur tonale très variée. Le tambour “n'guri” (mère) occupe la fonction de direction et de communication avec les autres tambours “mwana” (enfant).
La transmission passe par la prononciation d’onomatopées imitant le rythme de l’instrument pour mémoriser les formules rythmiques. Pour une meilleure immersion dans cet univers culturel, les jeunes apprennent également des chants en langue kikongo qui sont associés à la pratique de ces tambours.                                 
joueuse de ungayo
Enfin le ngoma serait l'un des instruments à l’origine de l’instrument cubain, la conga ou tumbadora, qui serait une variante du Ngoma amené par l'esclavage.
 Légende:(Kasaï) Tam-Tams Batétèlas (congo 1940)
site:Musique d'afrique

Les dunduns:

dundunpos 119
Le plus gros , plus ancien que le djembe, est appelé dun dun, doun doun, doum doum ou dounoumba. Le dundunba converse avec le Sangban, il crée les espaces pour les phrases du Djembé solo, qui, lui dialogue avec les danseurs. De plus grande taille, son: basse. 
Ces trois tambours forment un ensemble rythmique parfois fort complexe et dense dont la fonction pourrait être comparée à celle de notre batterie dans le jazz ou la musique actuelle.
Quand plusieurs musiciens sont présents, ils sont joués séparement.  Les trois instruments sont alors  "couchés", horizontalement et frappés de la main forte à l'aide d'une baguette en bois percutant l'une des deux peaux, dite "de frappe", l'autre est celle "de résonnance", pour différents rythmes (soli, soko, mandiani, walosodon etc).
Ils sont surmontés d'une cloche métallique frappée de la main faible à l'aide d'un support métallique (clous, bague.).
Les dun-duns peuvent être aussi joués "debouts", verticalement, par un seul batteur (dundunfola) avertit qui réunira dans son jeu musical, les rôles de chaque tambour d' une main et de l’autre.

  Le sabar: 

sabar1 

Le sabar est un instrument typiquement sénégalais, moins répandu dans le reste de l'Afrique de l'ouest, il est au Sénégal ce que le djembé est en guinée. C'est l'instrument fétiche des ethnies wolof, Sérère et Lébou du Sénégal.
Il est présent à toutes les occasions festives et rituelles de la vie quotidienne : baptême, mariage, rite du ndËpp des lebous, circoncision, religieuse (mâdiall des bayes fall), spectacle populaire (lutte traditionelle, course de pirogue, jeu du faux lion simbu etc), mais, aussi, souvent, par abus de langage, on fait désigner le terme sabar la ou les danses traditionnelles (ndiaye xolé, ndawrabine, taneber, tassu, goumbé etc), au cours de certaines fêtes des communautés wolof, Sérère ou lébous pendant lesquelles cet instrument membrophone est joué.doudou ak gorongvilégié du premier soliste.
Quoique plus étroit, le talmbat (parfois appelé gorong talmbat) lui ressemble. C’est le ténor du groupe.
Le gorong yeguel (quelquefois nommé gorong mbabas) est d’apparition plus récente. Il aurait été inventé par Doudou N’diaye Rose dans les années 1950. Capable de jouer du n’der pendant six ou sept heures d’affilée, celui-ci souhaitait néanmoins disposer d'un instrument qui présenterait des caractéristiques semblables, mais dont il pourrait jouer assis.
À ces tambours classiques, on peut ajouter le khine (ou xeen, ou xiin), court et largement ouvert. Moins présent aujourd’hui  dans les ensembles, il a une vocation plus spirituelle. Il est utilisé par les Baye Fall, disciples musulmans de Cheikh Ibrahima Fall, apparenté à la confrérie des Mourides.

Sites de référence
http://mediatheque.cite-musique.fr

le tama:

baba2
Le Tama est taillé en forme de sablier, dans une bille de bois évidée (dugura) et monté avec deux peaux (l'une que l'on frappe, l'autre pour la résonance) aux extrémités; cette peau, selon la région où il est pratiqué peut être de reptiles (varan), de chèvre traitée ou même de chat (Bénin).
Deux cerclages, reliés par des lacets, maintiennent les peaux sur chaque base. Un laçage qui ressemble à un réseau de corde pouvant être en coton à haute définition ou plus simplement en cordelette.
C'est à travers ce système de cordage que la tension de l'instrument est variée, car Le Tama n'est pas tendu au maximum, ce qui laisse une marge de manœuvre pour la peau. Ainsi, en pressant sur les lacets (au centre du fût : là où il est le moins large), le son peut être modulé et offrir une gamme de sons étendue.
L'instrument, en véritable objet d'art, peut-être décoré ou serti de clochettes (Dundun) pour ajouter un tintement métallique au son.
On trouvera également des Tamas de diamètre et de taille différents, par exemple au Mali, comparé au Sénégal, où ils sont de plus grande taille et sont joués en position assise ou accroupie. 
Aujourd'hui encore le Tama continue d'accomplir sa fonction culturelle dans les traditions africaines. L'une des percussions les plus populaires en solo,  il joue un grand rôle dans la musique traditionnelle. En Afrique de l'ouest, il est généralement et toujours joué par les griots lors de fêtes (épousailles, baptêmes) en accompagnement du chant ou de la danse. Chez les haoussas du Niger, le kalungu continue de rester l'une voie essentielle pour la transmission de l'information alors que dans les pays Yoruba le dundun dédié aux hommes soutient, aussi, les chanteurs  femelles  pendant  les cérémonies funèbres.
Au Sénégal, en particulier, l'instrument est depuis longtemps intégré dans les groupes modernes, dans lesquels sa fonction peut-être aussi bien mélodique que rythmique.  Il entre dans les ensembles  instrumentaux les plus variés et  son utilisation dans l’orquestre  Mbalax du chanteur Sénégalais, d’origine  Wolof , Youssou Ndour, l’a dorénavant mis sur le devant de la scène internationale.

le bendre:

le bendre

 Le bendré ( mooré ) ou bara ( dioula ) : Le bendré est un instrument de musique de la famille des membranophones et du groupe des tambours. Il est de forme hémisphérique fait d'une calebasse coupée au un cinquième (1/5) et recouvert au niveau de l'orifice d'une peau de mouton ou de chèvre. Cette membrane est soutenue par des lanières en cuir qui sont attachées à un anneau métallique en bas.

Le bendré, on le retrouve au Mali sous le nom de bara, au Nord du Bénin appelé, en Haoussa, dumaa.

Cet instrument provient du centre du Burkina, à Ouagadougou, où il a été confectionné par le Benaaba du Mogho Naaba.

Dans la société moaga, le bendré occupe le premier rang des instruments sonores des cours royales.

Il est sacré. Il est joué par le Benaaba, chef des tambourinaires, en position assise ou debout, à l'aide des doigts des deux mains, regroupés ou ouverts. On le tape au centre ou sur les bords pour réaliser les sons qui correspondent au langage du milieu culturel. Cet instrument est intimement lié aux chefs coutumiers. Il est joué lors de l'intronisation d'un chef, des funérailles, des festivités rituelles ou pour annoncer des messages graves ou solennels.

Notons que le bendré aurait été introduit au Burkina sous le règne de Naaba Oubri (fondateur de la ville de Ouagadougou). Depuis lors, sa confection n'a pas subi de modification majeure sur le plan traditionnel. De plus en plus, en dehors des grands rituels des cours royales, le bendré retrouve son indépendance dans les cabarets pour jouer seul ou en compagnie d'autres instruments sonores traditionnels tels le tambour cylindrique à une membrane paire : le koéndé.

Le bendré, tambour hémisphérique de calebasse à une membrane est un bel instrument respecté qui s'intègrent aisément dans la tradition et la modernité. À preuve, il est joué par des initiés dans les chorales des orchestres tant à Ouagadougou qu'à Paris, par des musiciens contemporains.

source: assos solidarité burkina

LES IDIOPHONES:
Un idiophone est un instrument dont le matériau lui-même produit le son lors d'un impact,
soit par un instrument extérieur (comme une baguette), soit par une autre partie de l'instrument lui-même.
Dans cette catégorie organologique, toutes sortes de matières sont utilisées:
bois, bambou, corne, métal, calebasse etc.
Ce sont des instruments qui presentent une structure simple et c'est la vibration de la matière qui produit le son obtenu par:
frappements, entrechoquements, secouements, frottements, pinçements, raclement ou pilonnage etc.

le krin:

krin 1


 Appelé aussi kolokolos, le Krin est originaire de la Guinée forestière. Il est également utilisé en basse côte guinéenne par l'ethnie Susu. Tambour au language particulier, le Krin n'est joué que par des musiciens initiés. Il a une fonction de communication entre les villages. Il est maintenant joué en orchestre et donne une teinte mélodique à la polyrythmie. Taillé dans une bille de bois, le Krin possède deux notes: la plus petite fente émettra un son aigu, l'autre un son plus grave. Posé au sol, on le frappe avec des baguettes de bois.
Il est fabriqué en bois de lingué, dugura ou fromagé selon la période de l'année.

le balafon:

balaf

Le Balafon est un xylophone composé d'un support en bois (pour la meilleure qualité) ou en bambou, sur lequel sont disposées des calebasses (caisse de résonance) surmontées de lames de bois de tailles croissantes.
Les calebasses, de tailles croissantes également et dont la note de résonnance est similaire à celle de la lame, sont percées
 d'un ou plusieurs trous, recouverts traditionnellement d'une toile d'araignée ou plus couramment d'un petit film plastique
ou de papier à cigarettes. En Afrique de l'ouest, plus particulièrement au pays Mandingue d'où il est originaire, le balafon est joué par des griots.
Le nombre de lames du balafon varie en fonction de la région où il est joué, et de l'accord qu'on veut lui donner.
Il existe deux sortes de balafons :
- Le balafon "Guinéen" ou diatonique constitué de sept notes formant une gamme majeure qui possède les mêmes écarts entre les notes que la gamme de "do".
Les lames de bois du balafon diatonique sont plus épaisse mais moins large que le balafon pentatonique, la note devant être plus haute.
- Le second balafon est constituée de cinq notes formant une gamme pentatonique. Dans cette catégorie, deux gammes sont principalement jouées
1° - La gamme appelée Dioula bala qui est la plus couramment utilisée.
2° - la gamme "Banbara gamme", "Banbana gamme" ou "Bamana gamme" selon les prononciations.
Pour différencier les deux gammes, le monteur de balafon ne change qu'une note sur les cinq.  La note de départ des deux gamme  n'est pas la même mais fais partie des quatre notes communes. La valeur des écarts entre les notes est identique dans les deux gammes, il y a toujours trois écarts d'un ton et deux d'un ton et demi, c'est la combinaison de ces écarts qui est différente. 
(en partant des graves vers les aigus)
1 ton; 1ton1/2; 1 ton; 1 ton1/2; 1 ton, pour Bambara gamme.
1 ton1/2; 1 ton; 1 ton; 1 ton1/2; 1 ton, pour Dioula bala.
Exemple:
Banbara gamme : ré mi sol la do (ré
Dioula bala : mi sol la si ré (mi
D'autres gammes pentatoniques existent également comme Bobo bala ou encore Bala Bouaba qui est spécifique aux balafons courbés en demi cercle incurvé utilisé pour les funérailles.
La fabrication du balafon dans les règles de l'art n'est pas une mince affaire si l'on veut produire un instrument de qualité.
Cela nécessite une très bonne connaissance du bois nommé "Gwéni" ou "Guéni" utilisé pour la confection des lames.
Pour que cette dernière résonne correctement et ne se désaccordes  pas, il faut qu'elle soit complètement sèche. accorder-un-balafon-2
Les fabricants sérieux et expérimentés  vont chercher dans la brousse des arbres qui sont "mort de vieillesse".
Ce bois spécifique s'est vidé naturellement de sa sève et n'a plus ce que l'on appelle "aubier" qui est la partie blanche et vivante qui se trouve entre le centre du tronc (ou le coeur de l'arbre) et l'écorce.
Comme ce bois est extrêmement dur il n'est pas attaqué par les termites. Il faut évidement parcourir des distances de plus en plus considérables pour s'en procurer.
Cette récolte ne participe  en rien à la déforestation causée par l'arrachage d'arbres en pleine santé. Au contraire, elle favorise le développement des jeunes arbres.
Une des difficultés quand on veut se procurer ce bois est de savoir éviter les tricheries comme les arbres qui ont été brûlés, simulant un feu de brousse, pour l'assécher grossièrement afin de le maquiller en arbre mort naturellement.
Lorsque le fabricant a récolté son bois, qu'il l'a débité, il lui faut ensuite le faire séjourner dans un four.
Cette opération qui ne se fait que les jours sans vent a pour but de resserrer les pores du bois pour le durcir et le vider complètement de tout liquide.
Cette opération qui peut être répétée plusieurs fois est fastidieuse, elle nécessite une surveillance de tous les instants, le jour comme la nuit.
source:percussion-africaine.net
Une diversité d'instruments: cordophones et aérophones

LES CORDOPHONES:
 Un cordophone est un instrument de musique à cordes dans lequelle son est produit par la vibration d'une ou plusieurs cordes. En Afrique, surtout en Afrique de l'ouest,
on rencontre plusieurs sortes d'instruments traditionnels aux nombres de cordes variables:la kora (21 cordes), le bolong (3), le ngoni (6), le xalam (3 ou4)...
La structure de ces instrumens est composée généralement d'une caisse de résonnance (calebasse, bois) recouverte d'une peau (chevre, veau) et dans laquelle traverse une manche.
Les cordes ont subit de nombreuses évolutions, en fibres végétales ou animales à la base, elles sont actuellement en fibres synthétiques, nylon.

la kora:

joueur-kora
Le koraïste, assis de préférence, les jambes croisées, la kora devant lui, tenue par les deux antennes, les pouces et les index libres pour bien attaquer les cordes. C'est le griot gambien Djeli Madi Woulendi qui a perfectionné la tessiture en la portant de 7 à 21 cordes. On raconte d'ailleurs qu'elle a été inventée en Gambie, à Talitodembakounda.
Pour maîtriser correctement la kora, il faut une dizaine d'années. Elle est très difficile à fabriquer et à accorder. La kora se joue au Mali, en Guinée, au Sénégal, en Casamance, en Gambie, et en Guinée Bissau. Elle est avant tout de culture mandingue, et c'est bien pourquoi ses divers accords se font en fonction des chansons mandingues.
Chaque peuple adapte à ses mélodies.
À l'heure actuelle les gammes existantes sont les suivantes:
1. La gamme SAOUTA (gamme casamançaise des socés) ayant le 4e degré haussé d'un ton chromatique. Même chose que la gamme antique hypo-lydienne.
FA SOL LA SI DO RÉ MI FA
2. La gamme MANDÉKA : gamme sensible courante dans le mandinge proprement dit : Niani, Kirina, Kangaba(SIGMA)
FA SOL LA SIB SO RÉ MIB FA
3. La gamme SIM'BI : nom d'une harpe arquée mandingue. Gamme la plus usitée dans les chants héroïques.
FA SOL LAB SI DO REB MI FA
4. La gamme SILABA : FA (mineur) SOL LA SIB DO RE MI
C'est la gamme de FA majeur.
5. La gamme TOMORA : FA (mineur) SOL LAB SIB DO RE MIB
source:www.virtualmuseum

Le bolon:

bolon 

Le m'bolon est un instrument rythmique à trois cordes, de la famille du donso n'goni, la harpe de la musique des chasseurs, et du kamélé n'goni, celle jouée par les jeunes.djiguytraore_bolon01
Il est composé d'une caisse de résonance en calebasse recouverte de peau d'antilope ou de chèvre, sur laquelle repose le chevalet. Le manche en bambou légèrement recourbé sur lequel sont fixés trois cordes torsadées.
Le manche porte à son extrémité un morceau de tôle découpée auquel sont fixés des cordes.
On joue du m'bolon, en le tenant devant soi, à l'aide d'une baguette en bois en forme de V que l'on tient avec la main droite.
L'histoire du m'bolon remonte au 11ème siècle : instrument populaire créé dans l'empire mandingue, il se répandit en pays bambara, sénoufo et minianka au centre et au sud du Mali.
Tout le monde pouvait jouer du m'bolon, pas seulement les griots, et on l'entendait à la veille des guerres tribales pour encourager les guerriers, ainsi qu'après la bataille pour chanter les louanges des rois et des combattants.

 music-music.com

le xalam:

xalam

 Le xalam est communément utilisé au Mali, en Gambie, au Niger, au nord du Nigeria et du Ghana, au Burkina Faso et au Sahara occidental. Le xalam est également connu, selon les régions d’Afrique occidentale, dans d'autres noms: bappe, diassare ou hoddu.joueur xalam
Le xalam, ainsi appellé au Sénégal, présente une caisse en bois ovale, naviforme, recouverte de peau de chèvre ou de bœuf. Quatre ou cinq cordes sont tendues sur le manche au moyen d'anneaux en cuir et sont pincées avec l'ongle par le musicien. Ce drnier peut enrichir la sonorité de l'instrument en donnant des coups secs sur la caisse de résonance. La plupart des joueurs de xalam construisent l'instrument, bien qu'ils fassent appel parfois à des sculpteurs de bois pour la finition du corps.
Le xalam est par excellence l'instrument des griots (musiciens professionnels), chanteurs de louanges. Il est utilisé seul ou en duo ou bien parfois au sein d'un groupe plus large comprenant 
 "kora" et "calebasses". Si autrefois, ils en jouaient en l'honneur du souverain et de la reine ; aujourd'hui c'est lors de mariages, de baptêmes ou des réjouissances que les musiciens l'utilise.
Si pour certains, le xalam est originaire de l'actuel Mali, pour d'autres, l'instrument proviendrait de l'antiquité, plus exactement de l'égypte ancienne. Le xalam serait un ancêtre du banjo Américain.

 le guimbri:

guimbriLe guembri, gembré, gembri, gambri ou gumbri est un instrument de musique à cordes pincées des Gnawa (Guinéens en arabe). On le trouve principalement en Afrique du Nord au Maroc (et au Mali) principalement où il a été apporté par les esclaves venant de Guinée. Il est aussi joué par les Touaregs et les Berberes. C'est un dérivé du n'goni africain et du xalam. il est utilisé dans les rites gnawas tant pour ses vertus festives que thérapeutiques.
Le sintir, sentir, el ajouj, ou hajhouj, de plus grosse taille qu'on trouve dans la musique extatique gnawa s'appelle parfois lui aussi guembri.
Le gumbass est une variante de cet instrument assemblant la caisse d’un guembri et le manche d’une basse électrique.
Il est composé d'un manche rond de bois parfois tourné et parfois polychrome qui s'enfonce dans une caisse de résonance monoxyle piriforme en peuplier, dont la table de résonance est faite avec une peau de dromadaire tendue. Cette caisse, d'environ 20 à 35 cm de long, peut être aussi faite avec la carapace d'une tortue. Les trois cordes originellement en boyau ont été progressivement remplacées par du fil à pêche en nylon. Les chevilles en bois sont taillées au canif ou grossièrement tournées. Un sistre (sersèra) est inséré dans le manche. Le spectre musical est placé en basses fréquences.
Le sintir a trois cordes mais n'a pas de chevilles pour les tendre. À la place, on trouve un procédé de liens en cuir ou en nylon, semblables à ceux qu'on trouve sur la Kora. La caisse de résonance a une forme plus rectangulaire, presque carrée, avec les angles arrondis, décorée de clous de tapissier, et peut mesurer jusqu'à 55 ou 60 cm de long et de 10 à 15 cm de large. Le manche (à balai) se termine par une plaque de métal avec des anneaux qui font office de sonnailles. l'ensemble fait plus d'un mètre de long.
Accompagné de qraqeb (castagnettes en métal) et d'un gros tambour, le guembri est joué par le maâlem (le maître) pour guider la transe des adeptes, lors de rituels nocturnes appelés lila mêlant la fête (koyyou) et l'action thérapeutique (mlouk). Celle-ci est supposée permettre d'évacuer les divers maux dont souffre l'adepte concerné.
Le sintir est joué sur une seule corde mélodique, les deux autres n'étant que des bourdons jouées à vide. Il prend la place d'une basse,

source: Wikipedia

le birumbau:

anat_berimbau

Le berimbau, gunga ou viola est un instrument de musique à corde brésilien. C'est un arc musical sans doute d'origine africaine (instrument traditionnel des peuples Kambas) dont des variétés similaires sont aussi utilisées dans l'Océan Indien : bobre à la Réunion, bon à Rodrigues, bomb aux Seychelles et à l'Île Maurice, jejylava à Madagascar, et chitende au Mozambique. Aujourd'hui c'est surtout l'instrument principal de la capoeira (ou du moringue, cousin de la capoeira dans l'Océan Indien), mais il est aussi utilisé dans d'autres formes de la musique brésilienne, on dit aussi qu'il ne faut pas reprendre exactement les mêmes chose sur la recherche en musique.

Son nom dérive de celui de la guimbarde en espagnol et portugais. Il fut amené au Brésil très tôt, en même temps que les esclaves, par les Portugais, étant donné qu'il n'existe pas trace d'arc musical dans les tribus autochtones locales.

Il existe quatre types de berimbau :

Birimbao :
Il s'agit de la guimbarde en métal importée et jouée par les Portugais, car rare et chère.

Berimdau-de-boca (de bouche) :
Cette variété, sans doute la plus ancienne et la plus proche des arcs africains, avec la bouche servant de résonateur, a aujourd'hui disparu.

Berimdau-de-bacia (de bassin) :
Cette version se rencontre encore aujourd'hui. Elle consiste en un grand arc tendu entre deux bassines ou jerrricans, tenu par un aide, tandis que le vrai musicien est assis et joue sur la corde à la fois la rythmique et la mélodie avec une baguette à droite et un caillou ou une pièce à gauche. C'est un instrument rare très polyvalent, qui peut jouer toutes les mélodies, et dont les musiciens itinérants se servent encore (voir aussi le villâdivâdyam en Inde).

Berimbau-de-barriga (du ventre) :
C'est le type le plus connu aujourd'hui, consistant en un arc tendu par une corde de métal, dont le son est produit par une baguette frappant la corde de manière rythmique et une pièce venant limiter de manière variable, la longueur de la corde, permettant de changer de notes, le tout amplifié par un résonateur proche du ventre. Il est autant utilisé par les musiciens itinérants, que par ceux de la capoeira ou par des percussionnistes de style jazz ou classique.

Ce berimbau est composé des éléments suivants.

Le biriba ou fare : un bâton courbé de 15 à 25 mm de diamètre, et de 1,20 m à 1,50 m de longueur, en bois dur (biriba) ou de bambou (c'est une source possible du nom de l'instrument). Il en existe deux variétés : anciennement à pointe (pouvant servir d'arme), et aujourd'hui à bout plat.
La cuerda ou arame : à l'origine en fibre naturelle, aujourd'hui un fil d'acier à ressort (une corde à piano ou, au Brésil, on récupère l'armature de vieux pneus) tendu entre les extrémités du bâton.
La cabaça ou coité : une calebasse sèche évidée et ouverte, munie d'un anneau de ficelle ou de lacet de soulier à l'opposé de son ouverture, que l'on enfile sur la partie inférieure de l'arc et de la corde pour servir de caisse de résonance. Il en existe deux variétés : cabaça est la plus courante, avec une forme à deux boules réunies ; coité, de forme ovale.
La baqueta ou vareta : une baguette généralement de bois, rarement de métal, de quelques dizaines de centimètres pour frapper la corde.
Le dobrão, vintem ou pedra : une pièce de monnaie en métal ou une pierre.
La plupart du temps, mais pas obligatoirement, le musicien tient un ou deux caxixí, hochet de paille à fond de calebasse, dans la même main que la baguette.
Les capoeiristes classent les berimbaus en trois catégories, selon leur son.220px-capoeira-three-berimbau-one-pandeiro

Le berra-boi ou gunga a un son grave.
Le medio ou gunga a un son médium.
Le violinha ou viola est le plus aigu des trois.
Ces catégories ne dépendent pas de la taille. Trois berimbaus de même dimension peuvent se répartir dans les trois classes. Le timbre dépend plus de la raideur du bois de la vergue et de celui de la calebasse. Il s'agit d'un classement relatif quand il y a plusieurs instruments.

 
3 joueurs de berimbau, avec des caxixis (un pandeiro au premier plan)Le musicien tient l'instrument en équilibre sur le petit doigt d'une main à l'aide du médium et de l'auriculaire de la même main, dont le pouce et l'index tiennent la pièce. L'autre main tient la baguette.

Le berimbau, pour la capoeira, a trois sons principaux.

Le son "cassé" est le plus facile à obtenir. L'instrument est appuyé contre le ventre, qui ferme la calebasse ; on laisse la pièce toucher la corde, sans appuyer. La frappe de la baguette, juste au-dessus de la pièce, donne un son fortement timbré "tchi".
Pour le son "grave", il faut tenir le berimbau décollé du ventre, afin que la calebasse soit ouverte. La pièce ne touche pas la corde au moment de la frappe, qui se fait à un point qui se trouve environ deux doigts au-dessus de la ficelle de la calebasse.
Pour le son "aigu", on tient encore le berimbau décollé du ventre, mais la pièce appuie fortement sur la corde. On frappe à un point que l'on trouve environ deux doigts au-dessus de la pièce. Ce son diffère par le timbre et par la hauteur du son précédent. Les anciens auteurs et enregistrements indiquent une différence de un ton (do-ré). Ceci n'est possible qu'avec des bois d'environ 1,20 mètre, comme autrefois. Les grands berimbaus qui sont devenus plus courants aujourd'hui ne permettent pas cet écart, il faudrait écarter la pièce de la calebasse au-delà du possible.
Les musiciens ont d'autres sons, mais ces trois effets principaux servent pour définir les toques (motifs rythmiques) de la capoeira.

Ouvrir et fermer la calebasse pendant que la corde sonne produit un effet "oua-aoua", d'autant plus fort que la calebasse est largement ouverte. Tous les maîtres n'approuvent pas cet effet. Appuyer la pièce sur la corde après avoir frappé produit des notes liées ; refermer la calebasse alors que le son résonne l'arrête nettement. Un certain toque demande des frappes sur la corde à vide avec la calebasse fermée. Les musiciens utilisent tous les sons qu'ils peuvent tirer de l'instrument, mais il est souvent dit de mauvais goût de frapper d'autres parties que la corde.

Bien entendu, la force avec laquelle on frappe la corde est particulièrement importante pour le rythme. Le son corde ouverte est naturellement plus fort (avec la même force de frappe, les deux autres sonnent moins), mais le musicien détermine quelles frappes doivent être plus fortes. Également, le timbre de l'instrument varie un peu selon la force de la frappe ; certains toques tirent parti de cet effet.

La musique de capoeira est principalement rythmique. La plupart des motifs que l'on joue viennent de la même structure à huit temps : x x . v . v . v . — chaque caractère représente une unité de temps : x indique le son frisé, v une autre frappe, selon la variante, les points indiquent qu'il n'y a pas de frappe à ce moment ; ceci n'est qu'un schéma ; il y a par ailleurs des syncopes.

Les capoeiristes produisent beaucoup de variations à partir de ce modèle. Les plus connues servent de base à des toques de berimbau qui ont un nom. La correspondance entre les rythmes et les noms n'obéit à aucune règle, et varie selon les maîtres, ce qui n'empêche pas, la plupart du temps, de faire de la musique ensemble.

Les toques les plus connus sont les suivants :

Angola : on omet la dernière frappe de la séquence: xx.o.i… (o représente la frappe corde à vide, i avec la pièce).
São Bento Grande de Angola est le rythme le plus utilisé pour le jeu, dans la plupart des groupes : xx.i.o.o
Angola est souvent joué lentement et São Bento Grande de Angola plus rapidement, mais ce n'est pas absolument nécessaire ;chaque groupe dit une chose différente à ses débutants, tandis que les vétérans sourient.

source wikipedia

 lES AEROPHONES:
 Un aérophone est un instrument de musique dont le son est produit grâce aux vibrations créées par une colonne d'air provenant du souffle d'un instrumentiste, d'une soufflerie mécanique ou d'une poche d'air.
Ce sont les instruments à vent comme par exemple les flûtes. En Afrique on rencontre différents types de flûte en bois, en corne ou en roseau.
 la flute traversière à l'africaine:

flutpeule

  Il existe deux types de flûte : la "flûte peule", jouée par les peuls, et la "flûte mandingue", jouée par les Malinkés. La différence se fait principalement au niveau du répertoire musical mais également dans les techniques de jeu et de solo, ainsi que dans la gamme utilisée et les instruments qui l’accompagnent.

L’instrument est sensiblement le même : la flûte peule est généralement plus longue, avec de plus gros trous et plus espacés, la décoration est différente : les Malinkés la recouvre le plus souvent de cuir et de cauris, tandis que les peuls la laisse sans décoration, la recouvre de tissu ou de scotch.

La flûte guinéenne, qu’elle soit malinké ou peule, se caractérise par une technique de jeu spécifique : on joue parfois avec la gorge. Lorsqu’on souffle une note les cordes vocales vibrent afin d’obtenir la même note. Le son cumulé de la flûte et de la gorge donne un effet spectaculaire. Cette technique permet aux flûtistes de véritablement parler dans leur flûte : les Malinkés peuvent parler en utilisant les mêmes intonations que les louanges des griots. Parfois des mots s’échappent sans que la note soit soufflée.
On peut alors clairement comprendre la particularité de jeu de cette flute qui est que l'on chante les notes en même temps qu'on les joue ce qui amplifie fortement le volume (on peut jouer sans micro sur des percussions!) et donne un côté chantant très léger typique de la musique d'Afrique de l'ouest.

Cette flute à embouchure rectangulaire et entourée de cire peut être considérée comme un instrument semi harmonique à trois trous. On y produit une gamme diatonique sur plusieurs octaves car le tube, dû à sa forme, produit beaucoup d'harmonique de chaque note.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mis à jour ( Samedi, 01 Octobre 2011 17:00 )  

ADACA Menu

Adaca Musics

You must have the Adobe Flash Player installed to view this player.

Culture

L'Association

Contactez nous

ici..

Qui est en ligne

Nous avons 3 invités en ligne

Visites

Visitors Counter

Music

PARTAGEONS LA MEME PASSION...ADACA061

Contactez nous

Address: Maison des associations,
20 rue du Palais  63500  
Issoire
Tel: 04 73 96  33 50
Website: www.adaca.fr